L’Auberge du Chat
L’Auberge du Chat vous transporte vers un univers fantasy où le temps semble suspendu. On y découvre une cuisine gourmande, entièrement faite maison et guidée par le cycle des saisons.
C’est aussi un havre de paix pour nos résidents à quatre pattes. Plus qu’un simple restaurant, l’Auberge est en partenariat avec l’association Les Pattounes du Cœur qui œuvre pour le bien être de nos amis. Les chats que vous croisez ont trouvé ici un refuge après des périples parfois difficiles.
Écrivez la suite de leur histoire ;
Tous les chats de l'Auberge sont disponibles à l’adoption. Si le courant passe entre un.e aventurier.e de passage et l'un de nos héros, la magie de la rencontre peut opérer. Nous vous accompagnerons alors dans les démarches avec l'association pour que ce compagnon rejoigne votre propre guilde.
En venant manger à l'Auberge, vous soutenez directement notre mission, offrir des soins, de l'amour et un nouveau foyer à ceux qui n'ont plus de toit. (vous offrez aussi à l’Aubergiste et ses Compagnons une récompense bien mérité surtout pour l’aubergiste)
L’Auberge du Chat est un sanctuaire pour les âmes curieuses, les esprits rêveurs. et les gourmand.e.s en quête de douceur, de magie et de solidarité.
Légendes de la Carte
Le Nid
Dans la Vallée d'Altarbe, le passage de Blanche Brèche était sûr depuis des siècles. Pourtant, il y a quelques mois, une meute de Griffons s'y est installée, bloquant tout accès au royaume. Trois aventuriers répondirent à l'appel du Baron pour libérer la voie. Parmi eux, Thorc, un nain cuisinier.
On raconte que Thorc fut capturé et emporté dans les airs par un Griffon. Suspendu au-dessus des précipices de calcaire blanc, il découvrit alors le secret de cette soudaine invasion, la falaise était tapissée de nids immenses.
Inspiré par ce spectacle, Thorc créa cette recette à son retour, un nid de racines (Panais blanc comme la pierre d'Altarbe et Carotte dorée), protégeant deux œufs fragiles sur un socle de pain brioché.
Le Bol d'Arkhim
Arkhim quitta ses terres lointaines du Sud-Est avec une mule et une besace de légumineuses sèches, marchant vers l'Ouest avant de remonter vers le Nord.
C'était un homme de principes. Il refusait catégoriquement que l'on se sente redevable envers lui. Pour cela, il exigeait toujours un paiement pour ses services, même si celui-ci semblait dérisoire. On raconte qu'il a déjà terrassé une hydre pour une simple caisse de concombres, et sauvé un village entier de brigands contre quelques morceaux de fromage.
Certains disaient qu'il se faisait avoir, mais en réalité, Arkhim s'en moquait, en acceptant ce tribut, il brisait la dette. Une fois le paiement en main, le village ne lui devait plus rien.
Arrivé dans nos contrées, de nouveaux ingrédients s'offrent à lui, et une nouvelle recette s'offre à l'Auberge. Ce bol n'est pas qu'un repas, c'est l'ensemble des graines plantées durant le voyage d'Arkhim, au sens propre comme au sens figuré. Un plat frais, juste et libre, pour ceux qui n'aiment rien devoir à personne.
Qu'est ce qu'il mijote ?
C'est l'histoire de Tom Fond-de-Cuve, un Semi-Homme qui avait hérité des vignes de son cousin. Preferant le raisin liquide, il lança son propre vin, au grand dam de son voisin, Barnabé Bras-de-Mousse.
Le brasseur de père en fils, furieux de voir son monopole vaciller, lança une rumeur, le vin de Tom était empoisonné ! Les ventes en chute libre, Tom invita tout le village pour son soixante-dixième anniversaire. La fête dure trois jours.
Barnabé, caché derrière ses fûts de bière, observait les énormes marmites fumant dans le jardin de son rival en bougonnant sans cesse: « Mais qu'est-ce qu'il mijote ? ». Il ne pensait pas si bien dire. Tom ne servit pas de vin dans les verres... mais il cuisina tous ses plats avec son propre nectar.
Au bout de trois jours de fête, alors que tout le village se régalait sans fléchir, Tom révéla la vérité. Voyant que personne n'avait succombé, chacun comprit que le vin de Tom n'était pas un poison, mais le secret d'une sauce légendaire.
Depuis ce jour, à chaque fois qu'on sent une bonne odeur s'échapper d'un chaudron, on se demande avec un sourire : Qu'est-ce qu'il mijote ?
Un en-cas pour la route
L'histoire de ce sandwich commence loin dans le Sud-Ouest, bien au-delà de la chaîne de montagnes, là où le soleil s'écrase sur les terres ocres. Une petite fille y vivait avec sa grand-mère, une vieille dame dont la réputation dépassait les frontières du village.
On disait d'elle qu'elle ne laissait jamais un invité partir sans l'avoir resservi trois fois (quatre l'hiver pour faire des réserves), même quand celui-ci suppliait d'arrêter. Aussi, de peur que ses convives ne meurent de faim sur le chemin du retour, elle leur préparait toujours ce qu'elle appelait un "petit en-cas léger pour la route".
Ce casse-croûte de survie consistait en une demi-baguette croustillante, frottée à l'ail (l'haleine d'Orc ferait fuir les prédateurs) et à la tomate, dans laquelle elle glissait une tortilla épaisse de douze œufs, bourrée de patates. Les piments étaient là pour garder les muscles au chaud pendant la marche, et les trois brins de salade venaient rassurer ceux qui feraient attention à leur ligne.
La gamine, qui a bien grandi depuis, a rapporte le secret de cette collation à l'Auberge. La recette est restée la même : "un sandwich léger" de voyageur, capable de vous faire traverser trois vallées et deux cols sans jamais crier famine.
C'est pas de la Tourte !
Dans les tribus de la Vallée Noire, on dit que les Orcs ne savent pas cuisiner. Pour la plupart, c'est vrai. "si ça ne saigne pas, ça ne se mange pas."
Tout commença avec Gomar, un Orc banni de son clan pour avoir dévoré la réserve de viande séchée du chef (sous prétexte qu'elle ne saignait plus). Errant dans les bois, Gomar captura dans un piège rudimentaire un humain nommé Kevné. L'homme était si maigre que l'Orc hésita : "Pas assez de gras sur les os".
Sentant sa fin proche, Kevné proposa un pacte : "Laisse-moi la vie, et je serai ton cuisinier. Je te ferai découvrir des saveurs que même tes ancêtres n'auraient osé rêver." Dans un élan de génie (du moins, aussi ingénieux qu'un Orc puisse l'être), Gomar accepta.
Au fil des saisons, l'humain concocta des merveilles. Gomar prit goût aux mets de son frèle invité et son ventre commença à s'arrondir, pour finir aussi lisse et bombé qu'une croûte dorée. C'est en regardant le ventre de son maître devenu ami que Kevné eut l'idée de sceller ses farces sous un dôme de pâte : la Tourte était née.
La recette a bien sûr évolué, mais le principe reste le même : un dôme généreux qui cache un trésor fondant, assez riche pour rassasier un Orc banni. Et comme disait souvent Kevné en voyant Gomar se régaler : c'était pas d'la tourte !
Le Cookie Champépite
Près du village de Sanes, vivait autrefois une paisible communauté de Géants des Forêts. Parmi eux, le jeune Olf, fils de Marthe et Nilian, passait ses journées à parcourir les sous-bois pour cueillir des spécimens rares de Champépites, des champignons géants dont le chapeau doré nourrissait tout son clan.
Un jour, le Roi de la contrée voisine, dont la bêtise n'avait d'égale que sa vanité, ordonna la destruction de la forêt. Il voulait construire une flotte de navires démesurés pour impressionner le Roi du Royaume Allié et obtenir la main de sa fille, la Princesse Naliem. Dans leur fureur, pour ne pas dire leur bêtise, les bûcherons rasèrent le "Coin aux Champignons" d'Olf.
Le cœur lourd mais l'âme noble, Olf parvint à sauver l'ultime Champépite de la vallée. Il traversa les montagnes pour l'offrir non pas au Roi destructeur, mais à la Princesse elle-même, lui contant avec tristesse le sort de sa forêt.
Touchée par la pureté du géant et révoltée par la folie de son prétendant, Naliem rompit les fiançailles, qu’elle ne désirait de toute façon pas. Pour consoler son nouvel ami, elle inventa une pâtisserie ronde, dorée et généreuse, dont l'aspect rappelait étrangement le chapeau des champignons disparus.
Le Flan de Mille Lieues
Le flan est connu depuis des siècles. Celui de l’Auberge est délicieux, mais l'un d'entre eux fut l’ultime.
Le Roi d’un minuscule royaume aimait festoyer avec son peuple. À la fin de chaque repas, bien sûr, le peuple se régalait de desserts et de sucreries en tout genre. Le Roi, lui, n'en aimait aucun. Certains pensent qu'il était juste têtu et n'aimait pas faire comme tout le monde, mais c'était un homme bon malgré son mauvais caractère.
Le petit-fils du Roi se promit de faire partager un dessert entre le Roi et son peuple. Il parcourut alors mille lieues à la recherche des meilleures poules pour ses œufs, de la meilleure vanille pour son goût, ou encore de la plus noble des vaches pour son lait.
Quand il revint au royaume de son grand-père avec la meilleure pâtissière qu'il ait pu trouver, son grand-père n’était plus. Comme un hommage, il fit le plus gros et le plus délicieux gâteau grâce à ses trouvailles.
L'homme tomba en sanglots dès la première bouchée. Il goûta à la fois à la meilleure chose de sa vie et à la pire, la perte d’un proche.
Cela en valait-il la peine ?
Le Brownie d’Ozelle
Le Brownie de l'Auberge est directement inspiré de la coulée de lave refroidie d'Ozelle, la célèbre Montagne de Feu.
Depuis toujours, les villages bâtis au pied du volcan sont reconnus dans tout le royaume pour leurs sources chaudes aux vertus miraculeuses. Une tradition vieille comme le mont veut que l'on déguste un morceau de "Lave d'Ozelle" Ce brownie sombre et dense, juste après un bain dans les eaux thermales.
On raconte que la chaleur de l'eau ouvre les pores, tandis que la puissance du chocolat expulse les tensions et les mauvaises pensées emprisonnées dans le corps.
Aujourd'hui, bien que le village soit devenu un lieu de passage prisé des voyageurs et des curieux, la recette n'a pas changé. Sa croûte craquelée rappelle la lave figée par le temps, cachant en son sein un cœur encore brûlant de gourmandise.
Le Cake de Yamlie
Ce gâteau, d’une simplicité absolue, est pourtant celui qui mit fin à une guerre de plus de vingt-cinq ans entre deux royaumes épuisés.
Au plus fort des combats, Yamlie, une enfant qui ne devait pas avoir plus de huit ans, décida de traverser le champ de bataille. Apparemment, sa petite taille l'aurait fait passer inaperçue aux yeux des soldats, lui permettant d'offrir un gâteau qu'elle avait confectionné elle-même.
Ses parents lui avaient expliqué que le Roi d'en face était en colère depuis des décennies car sa mère avait été tuée accidentellement, lors d'une visite dans leur royaume, alors qu'il n'était encore qu'un enfant. La petite fille, qui trouvait toujours du réconfort dans ce simple cake lorsque son cœur était lourd, pensa avec la logique des enfants que cela guérirait aussi la peine du Roi.
En goûtant cette douceur sucrée, le souverain retrouva le goût de son enfance et, les larmes aux yeux, ordonna la fin des hostilités.
La Tarte des Trois Frontières
À l’extrémité de trois royaumes puissants se trouvaient autrefois trois villages isolés. Bien qu’aucune guerre ne les oppose, les habitants ne s'appréciaient guère, préférant cultiver leurs secrets et leurs doutes plutôt que de se parler. En réalité, ils ne se connaissaient tout simplement pas.
Un jour, un voyageur qui avait séjourné sept jours dans chaque village s'aperçut d'une chose incroyable. Le premier village possédait le secret de la pâte la plus croquante, le deuxième cultivait les fruits les plus juteux, et le troisième raffinait le sucre le plus pur.
Le voyageur acheta alors les ingrédients dans chaque village et cuisina une tarte unique. Il en offrit une part à chaque communauté, en prétendant à chaque fois que c'était un cadeau de bienvenue envoyé par le village voisin. Touchés par cette attention inattendue, les habitants décidèrent enfin de se rencontrer pour se remercier.
Aujourd'hui, les murs sont tombés et les trois villages ne forment plus qu'une seule grande cité prospère dont cette tarte est devenue l'emblème. Elle nous rappelle qu'il n'y a pas de mal à ouvrir ses frontières et qu'il suffit parfois d'une simple part de dessert pour apprendre à connaître son voisin.